Les sociétés de jeux en ligne ont eu gain de cause devant une instance française
Les tentatives faites par les casinotiers français traditionnels de poursuivre en justice leurs concurrents de l’espace virtuel, ont subi un revers dans un tribunal de Paris.
Les groupes de casinos terrestres Barrière, Joagroupe et Tranchant et le syndicat Casinos de France ont poursuivi les sociétés 888 Holdings, Bwin, Sportingbet et Unibet. Ces derniers ont été accusés d’avoir offert en France des jeux sans licence.
L’objectif de l’action semble avoir été d’exclure la concurrence indésirable d’un marché censé être libéralisé plus tard dans l’année. Les représentants légaux des sociétés françaises ont demandé une décision à l’encontre des opérateurs étrangers. Selon eux, ceux-ci ne devraient plus avoir droit à une autorisation dans les deux prochaines années. Ils ont aussi demandé que ceux-ci paient 1 € symbolique pour dommages et intérêts, plus 30,000€ pour les frais de justice et que les principaux quotidiens français publient l’arrêt de la Cour.
Malgré leurs efforts concertés, le tribunal a rejeté l’accusation.
Petter Nylander, le chef de la direction Unibet, a exprimé publiquement son contentement: « Nous sommes satisfaits de ce jugement. Pour l’avenir, nous espérons que la réglementation française des jeux en ligne soit abordée dans le cadre d’un dialogue constructif, en tenant compte des intérêts de toutes les parties impliquées, notamment les consommateurs ».
« Les consommateurs français demandent un certain produit de casino en ligne et nous pensons que le cadre réglementaire devrait répondre aux besoins des consommateurs. La récente réglementation française est une première étape dans cette direction », a-t-il ajouté.
Dès le début de l’affaire, Nylander avait déclaré qu’il s’attendait à une « victoire définitive ».
L’EPT San Remo brise le record de participation
L’étape EPT de San Remo a brisé son propre record européen de participation. Les 1.240 joueurs sont arrivés cet avril à San Remo – malgré la cendre volcanique venue d’Islande – pour participer au Tournoi Européen de Poker. En raison de cette participation, la cagnotte dépasse 6 millions d’euros. Les prix seront partagés entre les 184 meilleurs participants.
En tout, 44 pays sont représentés. Un représentant de l’un de ces pays empochera un premier prix de plus d’un million d’euros.
Comme on pouvait s’y attendre, les Italiens représentent un tiers du nombre des participants. Le prochain grand contingent de joueurs (9%) est celui des Français. 8% des joueurs sont venus des Etats-Unis, tandis que l’Allemagne, la Russie et la Suède ont envoyé chacune entre 6% et 7% des participants. Parmi les autres pays représentés figurent les Pays-Bas, le Royaume-Uni, le Danemark, la Finlande, le Canada, le Portugal, la Roumanie, la Hongrie, l’Ukraine, l’Irlande, la Suisse, la Norvège, la Pologne et la Belgique.
Un nombre de 627 joueurs ont « survécu » à l’un des deux premiers jours du tournoi, pour arriver au Jour 2, le 17 avril. Lorsque la fumée s’est dissipée, le deuxième jour, dans la salle il n’y avait plus que 194. Au top du classement de dimanche, le 18 avril, il y avait plusieurs noms familiers, y compris Steve « gboro780″ Gross, membre de l’équipe Brunson 10. Bertrand « Elky » Grospellier, membre de l’équipe PokerStars Pro, avait aussi une bonne position. Au début du Jour 3, celui qui tenait la tête du classement était Dmitry Stelmak, avec 670,000 en jetons.
Parmi les autres joueurs qui sont arrivés aux tables de jeu le 18 avril, il y a le high roller Jason Mercier, Gimbel, Sebastian Ruthenberg, Thomas Bichon et Allan Baekke. Le tournoi était censé être plafonné à 1.100 joueurs, mais des tables supplémentaires ont été mises en place afin de s’adapter au nombre de participants.
Le jeu à table finale de l’EPT (20-21 avril) sera diffusé en direct sur internet.
Le marché français des jeux: un pari risqué pour les opérateurs privés
Les sites de jeux n’auront pas à cueillir de gains faciles du marché français en cours d’ouverture, nous annonce Reuteurs. Selon une évaluation effectuée cette semaine par le bureau parisien de l’agence, les impôts élevés et les règles strictes imposées par la nouvelle législation feront la vie dure aux opérateurs cherchant à s’installer sur le marché français.
L’évaluation prend en compte la série d’opérateurs étrangers ciblant le public français, mais attire l’attention que le terrain est à risque. La libéralisation n’est pas suffisante: les entreprises ont perdu d’emblée le droit d’offrir les plus profitables et populaires jeux de casino, tels que le blackjack et la roulette. La loterie est aussi un fruit interdit pour les sociétés autres que la FDJ.
« Nous n’allons pas faire de l’argent au début. Mais le premier venu est important sur ce marché et nous sommes là », a déclare Isabelle Parize, vice-président de Mangas Gaming. Elle a décrit le régime fiscal comme « catastrophique ». Avec un taux d’imposition de 8,8% sur le chiffre d’affaires des paris sportifs, les autres entreprises estiment aussi que les bénéfices seront érodés.
L’Autorité de Régulation des Jeux en Ligne (ARJEL) est également la représentante de l’un des plus strictes régimes en Europe. Elle exige que tous les paris soient stockés de façon permanente afin de suivre et de lutter contre la dépendance aux jeux.
Reuters estime que le marché des jeux en ligne en France pourrait atteindre 1,25 milliard d’euros en 2012. Ce chiffre a été fourni par la société britannique de conseil et expertise H2 Gambling Capital, qui a apprécié que près de 50 sociétés sont censées demander entre une et trois licences en France.
« Nous manquons de jeux de casino et c’est dommage, car ils sont importants pour la stabilité financière globale », a déclaré Antonio Costanzo, directeur intérimaire de Bwin France.
Reuters signale aussi que dans 18 mois, le législateur français examinera de nouveau la loi et ça pourrait entraîner une baisse du taux d’imposition sur les jeux en ligne. L’Italie a fait de même l’an dernier quand il est devenu clair que les parieurs n’allaient pas aux sites légaux parce qu’ils étaient trop chers.
« Il reste encore à savoir quel rôle joueront les compagnies médias – avec plus d’argent, de légitimité et du pouvoir que les sociétés de jeux », note le rapport. Jusqu’à présent, celles-ci ont eu une approche prudente.
Ladbrokes vend ses bureaux de paris d’Italie
Selon des rapports récents, Ladbrokes, le géant britannique des jeux et des paris, a décidé de vendre ses bureaux de paris d’Italie. Ladbrokes est arrivé à un accord avec une filiale de Cogetech, une société italienne de jeux et de paris.
Les 5.25 millions d’euros de la transaction sera une bouchée d’oxygène pour Ladbrokes. La société a enregistré plusieurs pertes en Italie et l’argent encaissé lui permettra de se concentrer sur ses affaires en ligne.
Cogetech va désormais prendre le contrôle sur l’ensemble de bureaux de paris et du siège social Ladbrokes de Milan.
La vente fait suite à la désignation de Richard Glyn en tant que nouveau chef de direction de Ladbrokes. Mais l’intention de vendre les bureaux de paris avait été annoncée en août 2009, après le bilan des pertes.
Le déclin financier a été une raison suffisante pour que la compagnie prenne la décision. La présence des bureaux de paris illégaux, la concurrence et le besoin d’investir plus de capital dans les jeux en ligne ont eu aussi de l’importance.
Le bookmaker a développé ses activités en ligne en Italie, en lançant récemment une salle de poker dans le réseau Microgaming. La société envisage de continuer son expansion avec un casino en ligne et un site de bingo.
La France et l’Espagne sont également des marchés ciblés par Ladbrokes. En France, la compagnie a récemment négocié un accord avec la société média Canal+. En Espagne, Ladbrokes voudrait se développer également en dehors de Madrid.
Bwin veut reprendre son activité en France
La société autrichienne Bwin Interactive Entertainment envisage de reprendre ses activités en France, après le vote positif accordé au changement de législation dans le pays.
La société, cotée en Bourse de Vienne, envisage d’obtenir une autorisation avant l’été. C’est, du moins, ce qui relate le journal autrichien Die Presse, en citant le manager des Relations avec les Investisseurs de Bwin.
Bwin a suspendu son site français après l’arrestation de ses deux chefs de la direction en septembre 2006. Entre temps, il a fondé une co-entreprise avec l’éditeur du journal sportif français L’Equipe.
« Nous avons longtemps lutté pour la libéralisation (du secteur des jeux en ligne) et je pense évidemment que c’est une bonne décision », a déclaré le directeur IR Konrad Svenceny.
L’Assemblée Nationale vote le projet de loi sur les jeux en ligne
La France a commencé il y a plusieurs mois un long processus de libéralisation du marché des jeux en ligne. L’Union Européenne et les opérateurs privés de jeux ont longtemps fait pression pour que le pays ouvre son marché à la concurrence.
Le projet de loi sur les jeux et les paris en ligne a été finalement adopté par une majorité parlementaire comptant 299 voix contre 223. La loi devrait être en vigueur jusqu’au début de la Coupe du monde de Football, en juin.
« Ce texte va nous permettre de tarir progressivement le marché noir des jeux en ligne, en créant une offre légale obéissant aux règles », a déclaré le ministre du Budget François Baroin.
Le projet de loi contraint les opérateurs à demander une licence auprès d’un régulateur dont le rôle est de vérifier la conformité aux règlements, de tirailler les délits et de combattre la dépendance au jeu.
La législation interdit le jeu des mineurs et renforce les mesures contre les sites illégaux.
Le projet de loi établit aussi des règles fiscales pour les jeux de casino « non-virtuels ».
L’Etat prélèvera un impôt de 7,5% sur les paris sportifs et hippiques faits par les joueurs et un impôt de 2% sur les paris au poker. Une partie des revenus iront aux campagnes de lutte contre la dépendance.
La nouvelle loi prévoit aussi le blocage des sites illégaux, ainsi que les transactions monétaires entre les banques françaises et ces sites.
Le secteur des jeux a continué son développement en France malgré l’actuelle crise financière. Selon un rapport présenté au Parlement, en 2008 les Français ont parié 36.7 milliards d’euros à la Française des Jeux et le PMU.
Ce chiffre ne comprend pas les mises sur les sites de jeux fonctionnant en illégalité.
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